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22nd May 2025

Découvrez l'incroyable histoire de Eve Schaltenbrand

En 2026, les histoires de nos coureurs prennent vie : du dossard jusqu’à la ligne d’arrivée, découvrez des récits authentiques, inspirants et chargés d’émotions.

Voici l'histoire de Eve Schaltenbrand sur Trail des Pèlerins - 20K

Avant de plonger dans le récit de sa course, nous vous invitons à découvrir en vidéo ses objectifs et ses sensations à quelques heures du départ

Découvrez le récit de course de Eve

Une course maîtrisée, entre plaisir et mental

«Franchement, j’ai adoré.

Le parcours était parfait pour moi : pas trop technique, ce qui m’a permis de gagner des places dans les descentes et sur le plat à la fin. C’était assez sableux par endroits - ça ne me changeait pas trop de la plage de Barcelone, alors forcément, ça m’a fait sourire.

Dans la montée du Saint-Odile, je suis restée à mon rythme. L’objectif était clair : ne pas me cramer. Mon père me l’avait encore répété au départ. Il est parti devant, moi j’ai géré. Sans bâtons, je savais que j’allais me faire doubler dans la première montée, donc aucune panique. Je suis montée tranquille.

En haut, au premier ravitaillement, je vois ma mère qui encourage. Je ne traîne pas, je repars vite avec l’idée de rattraper mon père. Et surtout, j’avais en tête un petit défi personnel : le doubler dans la descente. Mission accomplie. Je l’entendais râler derrière moi dans la forêt parce que je ne l’attendais pas, c’était drôle !

La deuxième montée, que je redoutais un peu, passe finalement super bien. Le corps répond, je suis bien échauffée, je sens même un regain d’énergie. Sur la fin, ça descend beaucoup, et là je lâche tout. Je croise mon père qui commence à cramper. Moi, je suis focus sur mon objectif : les 4 heures. Je continue sans me retourner.

Le plat me fait du bien. C’est là que je suis le plus à l’aise, surtout quand on arrive en ville, sur le bitume. Puis l’arrivée à Obernai, au niveau des remparts… l’ambiance est incroyable. Il reste la fameuse rampe qui casse bien les jambes après un trail, et enfin la ligne.

Je voulais m’approcher des 4h. Je termine en 4h06. Franchement, super contente. Et j’arrive avant mon père, donc forcément… encore plus contente.

À l’arrivée, il y a les amis, la famille. Une petite bière sans alcool, le massage des kinés au top. Le corps a tenu. La tête aussi, encore une fois.

Ce que je retiens surtout, c’est cette sensation d’être bien tout le long. Me dire : je kiffe être là. La météo est parfaite. Je suis en Alsace, sur des sentiers que je connais depuis toute petite, en train de faire ce que j’aime. Je profite de l’instant présent, de chaque pas que mon corps gère.

Mon vrai moment fort, il est là : me dire que j’ai un corps super fort, et être fière de lui.

Le mental, un moteur invisible !

Je n’avais aucune idée du temps que j’allais faire sur ce trail que je n’avais jamais couru. J’ai annoncé 4 heures… un peu au pif. Mais je devais honorer ça. Et faire 4h06, c’est quand même très proche.

Je me dis souvent que le cerveau a une capacité incroyable à nous faire réaliser des choses. Je l’ai particulièrement appris pendant mon année de traitement chimiothérapique. À ce moment-là, j’avais volontairement chargé mon emploi du temps avec beaucoup d’entraînement. Ça donnait à mon cerveau des objectifs précis. Il était focus.

Je pense que c’est ce qui m’a aidée à me sentir bien malgré les chimiothérapies. Je ne laissais pas la place aux pensées du type : “Est-ce que je suis fatiguée ? Est-ce que j’ai des nausées ?” Je continuais à m’entraîner, une à trois fois par jour. J’ai continué les compétitions.

Le mental porte le corps. Son pouvoir est encore très peu connu. Pour moi, c’est le principal apprentissage de cette année-là.

Et le sport permet de le mettre en pratique. C’est tellement enrichissant.»

Le corps a tenu. La tête aussi, encore une fois.

Eve Schaltenbrand

20K TDP - 2025

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