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MYUTMB
18 mai 2025

Découvrez l'incroyable histoire de Julien Marseu

En 2026, les histoires de nos coureurs prennent vie : du dossard jusqu’à la ligne d’arrivée, découvrez des récits authentiques, inspirants et chargés d’émotions.

Voici l'histoire de Julien Marseu sur l'Ultra-Trail des Païens - 100K

Avant de plonger dans le récit de sa course, nous vous invitons à découvrir en vidéo ses objectifs et ses sensations à quelques heures du départ

Découvrez le récit de course de Julien

Une course épique

«Revenir sur cette course, c’est facile : les souvenirs sont encore très nets. L’ultra, c’est une aventure, et celle-ci en était une vraie. Plus de 110 km, 4600 m de D+, un terrain magnifique entre forêts et châteaux d’Alsace, une météo idéale ! Même si, soyons honnêtes, sur la fin on ne regarde plus vraiment le paysage. L’UTDP représentait surtout un premier cap pour moi : le format le plus long que j’aie jamais couru, avec seulement 7 semaines d’entraînement et une découverte assez récente de mes capacités en trail. Mon objectif était double :

  • Prendre de l’expérience sur l’effort long.

  • Comprendre comment mon corps réagissait, et voir où je me situais.

Ma compagne Aurélia m’a accompagné sur tous les ravitaillements. Après une courte nuit et les derniers préparatifs, j’étais détendu au départ à Orschwiller. Je prends le départ à 7h dans le premier sas, avec un camarade, bien décidé à apprendre. Les sensations sont bonnes, on discute sans se laisser emporter par l’euphorie, même si je suis surpris par la vitesse de certains dès les premiers kilomètres. Rapidement, je trouve mon rythme, à allure et cardio maîtrisés, et sans vraiment m’en rendre compte je commence à remonter dès la montée vers le Haut-Koenigsbourg. Avant le premier ravitaillement je double déjà plusieurs dizaines de coureurs, j’entre dans ma course, encore très frais, et profite ensuite de la descente pour continuer à gagner des places jusqu’à Châtenois, où je pointe 82e.

La première moitié de course se déroule bien. Je suis fluide, attentif à l’hydratation et à l’alimentation, les jambes tournent et je remonte progressivement jusqu’au Mont Sainte-Odile, où je passe 52e. C’est là que se joue un moment clé de ma course. J’avais prévu une vraie pause, et je la prends… un peu trop. Je reste longtemps au ravitaillement, pensant récupérer de la fraîcheur, mais le chrono tourne vite. Mauvais calcul. Je perds beaucoup de places sans m’en rendre compte. C’est mon seul regret, même si ce moment reste fort, entre la beauté du lieu, la vue et la fatigue qui commence à s’installer.

Tout au long de la course, ma compagne m’envoie mon classement via le live tracking. C’est motivant et surtout très utile mentalement : ça m’aide à rester calme, concentré, à ne pas paniquer et à rester dans ma bulle. Il me faudra attendre Klingenthal, environ 18 km plus loin, pour revenir à la 52e place. La fin de course est plus mouvementée que prévu. Après Klingenthal, avec un petit groupe, je me trompe d’itinéraire. Sur le moment, ça pique, mais ça fait partie de l’apprentissage, et relativiser aide à repartir.

Je parviens à rattraper les places perdues et même à en gagner jusqu’à Rosheim, où je passe 49e. Entre Rosheim et l’arrivée à Obernai, c’est une vraie bagarre : je me fais doubler, je redouble, le classement bouge sans cesse. Je tiens bon et termine 54e en 13h08 au chrono.

Je ressors de cette course extrêmement motivé. J’ai su maintenir un effort constant sans me cramer, j’ai appris sur la gestion, et surtout j’ai senti que mon corps encaissait bien ce format. J’ai clairement franchi un palier, mentalement et physiquement, sur un tracé exigeant et cassant. En voyant certains coureurs complètement au bout du rouleau sur la fin, je me suis dit que je n’étais pas encore à ma limite, qu’il restait de la marge. J’ai aussi engrangé beaucoup d’apprentissages : l’importance du sel, manger avant d’avoir faim, profiter des descentes, se ravitailler vite et bien, et ne pas se tromper d’itinéraire.»

Cette course m’a donné envie d’aller plus loin, avec d’autres formats et d’autres défis. L’UTDP a été une étape clé et ce n’est que le début.

Julien Marseau

100K - 2025

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